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Episode 27 : Des mille dés à l'humanité de la science

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Et vous qu'imaginez-vous ?


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Le texte de l'épisode

Est-ce que ce dé a autant de chances de tomber sur chacune de ses six faces ? Quand on veut prouver quelque chose scientifiquement, il ne faut pas lésiner sur les moyens.

Pour étudier les probabilités, il faut d’abord déterminer les nombres de cas possibles. pour ce dé, c’est simple ; six faces ce que l’analyse combinatoire dénomme l’univers. Ensuite, il faut dénombrer le nombre d’occurrences pour chacun de ces cas. Nous devons donc jeter ce dé des centaines de fois ce qui serait long et fastidieux.

Heureusement, voici mille dés, ni plus, ni moins !

D’une main innocente, sans vouloir forcer un quelconque résultat, je répartis ces dés en une seule couche. Avec l’hypothèse que la machine les ayant produits est parfaite, ce protocole tout aussi rigoureux est bien plus rapide.

En premier lieu, supprimons les dés coupés par le bord du cadre pour éviter toutes fausses détections. Comptons alors les faces 1, les 2, et ainsi de suite. On peut utiliser pour plus de rapidité un logiciel de reconnaissance de forme. Le résultat tombe. À un pourcent près, c’est la même probabilité. Et je peux supputer que le hasard est responsable de l’écart entre la théorie et la fréquence obtenue pour chacune des faces.

Quoique, je peux aussi considérer que cet écart est dû à une erreur du procédé de fabrication. Regardez, les faces 1 et 2 sont plus écartées du résultat théorique que les autres.

Je peux reproduire cette expérience des millions de fois. J’utiliserai les mêmes résultats soit pour prouver une théorie d’équiprobabilité soit son contraire, une théorie de dés imparfaits.

Et alors ?

C’est comme si tout résultat scientifique était le reflet d’une décision profondément humaine. Nous avons tous à cœur de prouver nos théories et nous faisons un acte de foi pour sauter d'un résultat expérimental forcément approximatif à celui d’une théorie parfaite. Je n’y échappe pas moi-même en espérant que cette photographie vous prouve l’humanité de la science.