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Episode 18 : D’une double goutte à l’improbable

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Et vous qu'imaginez-vous ?

De nHWslDo1 le 20/05/2016 à 17:02
I'm impressed by your writing. Are you a professional or just very knlweldgeaboe?
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Le texte de l'épisode

Aujourd’hui, nous allons photographier une sculpture qui ne durera qu’une seule milliseconde.Je reprends donc mon système : cette électrovanne va envoyer une goutte à chaque fois qu’elle reçoit une impulsion électrique qui dure 30 millisecondes. Cette goutte en tombant, va former un cratère puis par rebond un doigt d’eau, comme nous l’avons vu à l’épisode précédent.

Que se passera-t-il si j’avais l’idée saugrenue d’envoyer une deuxième goutte d’eau, de même taille pour qu’elle heurte le doigt d’eau à son maximum de hauteur ?

Il faut donc que ma centrale envoie deux gouttes. Je la programme et la séquence va commencer lorsque j’appuie sur la télécommande.

Et voilà l’arrivée de la première goutte, filmée ici avec une caméra rapide à 2 500 images par seconde. J’ai pris la liberté de placer des gélatines rouge et bleu devant le projecteur de 10 000 W pour vous faire patienter durant les 120 millisecondes nécessaires à la formation du doigt d’eau. Et… Woah ! Vraiment dommage que cela soit invisible à l’œil nu !

Regardez cette sculpture éphémère : Vous imaginez cela possible dans la nature ? Une flaque parfaitement lisse car il n’y a pas de vent. Pourtant, il pleut. Une première goutte tombe et une deuxième parfaitement alignée, tombe 120 millisecondes après exactement. Toutes ces conditions ne sont possibles qu’en laboratoire ? Peut-être… Cependant, il a plu des milliards et des milliards de gouttes depuis des milliards d’années, alors cela à bien dû arriver, non ?

Et alors ?

C’est comme si l’absence de preuve ne prouve pas qu’une idée est fausse. Les connaissances scientifiques s’appuyant sur la reproductibilité, elles apparaissent comme sûres, et il n’est pas dangereux d’y croire. Mais si vous n’arriviez pas à vérifier une théorie, peu de gens oseront y croire, de peur d’être dans l’erreur. Pour autant, qui aurait cru à la relativité il y a deux siècles ? Le scepticisme est peut-être le pire ennemi du chercheur. Lorsque vous en avez conscience, vous êtes dans une position inconfortable mais prometteuse : celle d’envisager comme potentiellement vraie l’idée la plus improbable.